Du miel pour Jupiter / Zeus

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Si Zeus est devenu le roi des dieux… c’est certainement grâce à son alimentation lorsqu’il était enfant.

Résumons son histoire…

Son père, Cronos, avait pour fâcheuse habitude de dévorer tous ses enfants dès leur naissance. Il avait ainsi avalé Hestia, Poséidon, Hadès, Héra et Déméter… Vous comprenez que Réa, la maman, en était vraiment contrariée.

Les Romains ont calqué leur religion sur celle des Grecs et sous des noms différents, on retrouve les mêmes dieux et des mythes semblables, ainsi l’enfance de Zeus ou Jupiter.
À ROME :
Jupiter, fils de Saturne et de Cybèle.
Fratrie : Vesta, Neptune, Pluton, Junon et Cérès.
En GRÈCE :
Zeus, fils de Cronos et de Rhea.
Fratrie : Hestia, Poséidon, Hadès, Héra et Déméter.

À la naissance du petit sixième, Zeus, elle fit avaler une pierre emmaillotée à Cronos et confia l’enfant à Gaïa la grand-mère. Celle-ci le transporta en Crète et le cacha dans une grotte sur le mont Ida. Elle le confia aux nymphes Adrasté et Ida.

Dans cette île vivaient des dieux inférieurs, les Curète et les Corybantes, qui dansaient, chantaient, tapaient sur leurs boucliers afin de couvrir les pleurs et les cris du bambin. Il ne fallait surtout pas que Cronos se doute de quoique ce soit.

Ce bébé fut nourrit du lait de la chèvre Amalthée et du miel des abeilles de l’île.  C’est ainsi qu’il devint suffisamment fort et rusé pour chasser son père du pouvoir et qu’il le força à régurgiter ses frères et sœurs.

Cette légende a inspiré quelques peintres :
(cliquer sur une image pour la voir en grand format)

Dans ce tableau, Antonio Balestra (1666-1740) nous montre une nymphe donnant un rayon de miel à l’enfant Zeus… admirez l’air réjoui de l’enfant !

 

Nicolas Poussin (1594-1665) illustrera cet épisode par deux tableaux où l’on voit une nymphe donnant le lait tandis qu’une autre recueille du miel

−vers 1636-1637−«L’enfance de Jupiter» Dulwich Picture Gallery (Londres)

−1640− «Jupiter enfant nourri par la chèvre Amalthée» Berlin, Gemäldegalerie

Notez bien que dans le précédent tableau, l’enfant tète directement le pis de la chèvre, dans le second on utilise un pichet pour faire boire l’enfant.

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Lutte contre l’essaimage

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L’essaimage, moi, ça me chagrine !

Un article lu dans la revue du CARI m’a paru intéressant et m’a inspiré.Logo du CARI

Ça parlait d’apiculture en Finlande, apiculture plutôt en ville, et pour éviter d’avoir des essaims accrochés aux feux rouges les apiculteurs du coin utilisent une méthode de conduite des ruches un peu particulière.

Les ruches utilisées sont des Farrar, en fait des divisibles Dadant mais en polystyrène. Le polystyrène c’est parce qu’en hiver en Finlande il y fait un peu frais. Mais ce serait avant tout des divisibles Dadant.

Une fois que la ruche est suffisamment développée, au printemps, en tout cas avant que ça essaime, pour empêcher la colonie d’essaimer avec la reine, les apiculteurs isolent la reine au-dessus d’une grille à reine.

Par exemple si le couvain occupe 2 hausses on place sous ces 2 hausses une nouvelle hausse séparée du couvain et de la reine par une grille à reine. Si la colonie veut essaimer la reine ne pouvant passer, puisque se trouvant au-dessus de la grille, l’essaim retourne assez rapidement dans la ruche et donc normalement pas d’essaimage.

L’agrandissement de la ruche pendant la miellée se faisant par la pose des hausses sous le couvain, donc sous la grille à reine.

La méthode marche-t-elle ?

Et bien s’ils l’utilisent c’est que ça doit bien marcher un peu !

Avantage, inconvénient, problème ?

  • « Pas d’essaimage » c’est plutôt un avantage
  • On peut imaginer que l’on peut également utiliser nos 10 cadres et mettre une hausse et la grille à reine sous un corps Dadant. Donc le fait de ne pas utiliser les divisibles ne me semble pas un problème.
  • Ils placent les hausses en dessous, ça permet aux abeilles de ne pas avoir à passer la grille à reine lors des miellées pour décharger le nectar. Est-ce que ça les perturbe, les abeilles ayant l’habitude de stocker au-dessus du couvain ?
  • Placer les hausses dessous est plutôt un inconvénient, il faut tout soulever,  mais comme elles sont dessous du coup la visite du nid à couvain en est facilitée puisqu’il se trouve directement sous le couvre cadre, donc là inconvénient mais également gros avantage pour la visite.

Et les mâles

Et bien, ils sont coincés au-dessus de la grille, ils ne peuvent sortir que lors des visites de l’apiculteur et ne peuvent retourner que sous la grille à reine. Donc il faut visiter de temps en temps ses ruches au moins pour permettre aux mâles de sortir sinon ils risquent d’obstruer la grille à reine.

–      Certains diront que si les mâles ne peuvent sortir c’est un problème puisque les jeunes reines ne pourront pas être fécondées. Oui mais comme on ne laisse pas sortir nos reines et bien, pas besoin des mâles et donc pas vraiment un problème pour nos ruches !

Et les reines ?

Avec cette gestion des ruches il est préconisé de visiter régulièrement les ruches pendant la période d’essaimage pour détruire les cellules royales. L’avantage de cette méthode serait que la visite du couvain est facilitée puisqu’il se trouve en haut de la ruche, donc pas besoin de soulever toutes les hausses pour atteindre le nid. Autre avantage, entre deux visites on dispose de plus de temps puisque la reine ne pouvant partir avec l’essaim on peut toujours détruire sans essaimage les cellules royales jusqu’au dernier jour avant la naissance des jeunes reines, on dispose donc entre deux visites d’une douzaine de jours max.

Et si des jeunes reines naissent avant notre visite, et bien plusieurs reines se trouveront emprisonnées au-dessus de la grille, la vieille reine pouvant être tuée et les jeunes reines jamais fécondées. Donc à terme la colonie risque de devenir bourdonneuse. Sauf que l’apiculteur peut intervenir, par exemple en supprimant  les reines non fécondées et en introduisant une reine fécondée de son élevage.

De même en supprimant l’essaimage on empêche le renouvellement des reines. Donc également là l’apiculteur doit intervenir en changeant de lui-même les reines un peu vieillottes.

Il semble donc que cette méthode de conduite des ruches nécessite une gestion des reines par l’apiculteur et forcément un peu d’élevage de reines de la part de celui-ci, mais est-ce un problème ?

Autre problèmes ? Autres Avantages ?

Les abeilles ne vont-elles pas essayer de faire passer de force la reine à travers la grille à reine quitte à la démembrer ? Pas grave on en remettra une de notre élevage en temps voulu, le principal étant de conserver le maximum d’abeilles de la colonie pour la miellé.

Dans l’article les finlandais utilisent des reines italiennes pour leur douceur intéressante en ville, la méthode marche-t-elle moins bien avec des abeilles noires ?

Il est évidant que cette méthode nous impose un élevage de reine dans un rucher ou les mâles peuvent voler librement pour féconder nos reines.

La méthode mérite que je fasse un essai cette saison, histoire de voir si ça marche et peser le pour et le contre.

Qui d’autre a envie d’essayer ?

Quelqu’un du REPPI a-t-il déjà essayé une méthode qui ressemble à celle-ci et pourrait nous faire part de son retour d’expérience?

Claude

 

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Des miels contaminés partout dans le monde !

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Vous avez certainement lu ces jours-ci au moins un article dans la presse locale ou nationale traitant des résidus de pesticides dans les miels.

Néonics : les trois-quarts des miels du monde sont contaminés…

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À propos de sirop…

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D’après des courriers de Claude.

Le sirop pour les abeilles

La question du sirop et, par conséquent, du sucre utilisé pour le faire me tarabuste. Continuer la lecture

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Mellifère ou mellifique ?

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Dans certains ouvrages il est question de l’abeille mellifère, Apis mellifera, et dans d’autres de l’abeille mellifique, Apis mellifica

Quelle différence ?

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